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Les Récits de la Maison des Morts
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Les Récits de la Maison des Morts
21 septembre 2005

J'avoue j'en ai bavé pas vous, mon amour

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Peut-être que si d'aucuns éprouvaient le besoin d'analyser quand même,
alors ils conviendraient que cette escapade t'a permis de vérifier une
énième fois la grossièreté et les limites des "petits blancs" d'une
part, ta force et ta supériorité d'autre part. Un bon scandale, quelques
coups auraient pu être encore plus stimulants, mais trop faciles, trop
attendus sur un plan narratif, tu les as évités et c'est tant mieux 
(ouf !).

Quant à moi, comme individu égocentré, je t'invite à ne pas mépriser
cette trouvaille contemporaine : les ex. ça marche.
Encore faut-il avoir identifié et  choisi des grands coeurs comme futurs
ex potentiels.

Sinon l'inflexion de ton blog depuis trois mois, qui se confirme,  me
fait penser à cette anecdote d'Alain vieillissant : après les deux
guerres, après la shoah et Hiroshima, avant de mourir, donc, en 51, le
philosophe vieille France concluait systématiquement chacun de ses
entretiens avec l'ami Massis par un :
"... tout cela finira bien ..."

Mais oui, tu es cuite et recuite (cela est admirable, d'ordinaire c'est
à quarante ou cinquante ans) tu as tisonné les charbons sous ton
chaudron pour cela, et quand la matière ou l'être parvient à la bonne
température, extrême, des bifurcations deviennent possible (de la
"liberté", pourrait-on dire).
Du présent.

Le théoricien dit avec audace que la tête des gens est farcie de Passé,
rien que des mots appris dans le passé et à peine reformulés. Ils les
recombinent, n'en rajoutent que rarement et très lentement.
Tu avances à marche forcée, le présent apparaît.

Ah, les fenêtres ! oui, bien les poser.


SACHA

Ton voyage s'est bien passé ? Angéline, j'ai moi aussi fait une rencontre et je ne sais pas si je dois t'en parler mais j'ai très envie d'avoir ton point de vue sur elle. S'il te plaît, aussi, ne parle plus de moi dans ton blog, au détour d'une phrase : pense un peu à moi qui viens te lire, ça me fait mal.

DENIS (sur répondeur).

Ouf ! je préfère que tu ailles compter les chapeaux ronds des bretons avec 12.58 dans tes bagages. (Jésus, t'es un pote, vraiment.)

quelques photos en plus, alors, puisque tu les aimes ; celle du bébé avec les mains de vieille, j'ai tout de suite pensé à ton texte sur Gabrielle. Et la dernière : comment on peut s'approcher derrière/à travers un écran.

Donc reviens-nous, je pense bien fort à toi.

PATRICIA

enmer

Je ne sais pas pourquoi mais Bruno continue d'aller mieux.

SOPHIE

Essayons ça...

MODIMO

Il y a des moments où j'ai l'impression de partir loin, hors de moi, hors de ma tête, je veux dire depuis que ma femme m'a quitté, j'ai souvent l'impression qu'on m'appelait, ailleurs, quelque part. Je dois être devenu fou non ?

L'INCONNU MYSTERE et BARBU rencontré chez le Psy.

Angeline, je suis si contente que tu sois revenue.

Soulagée... j'avais peur que tu sois mise en pièces dans ce truc invraisemblable... et bon... au delà du sens que pouvait porter ton geste, d'apaisement pour toi peut être, je suis contente aussi qu'en toute innocence tu sois restée toi même dans l'antre.

l'Ange bleu en noir avec ses ailes de pie dans l'Eglise blanche et mensongère.

magnifique...

Finalement c'est un beau cadeau que tu lui as fait, in memoriam, à Edgar... un peu de vérité, un peu de poésie, quel mensonge hallucinant si tu n'avais pas été là, avec le rappel du trouble.qu'il est.

je suis certaine que les petits cochons ne te mangeront pas, mais j'aimerais que tu fasses attention, toi, à ne pas brûler trop fort.

je t'embrasse

PATRICIA

Comme un pasteur, dire qu'il fait : froid.md23

ANGELINE

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Commentaires
P
Entre les lèvres et la voix, quelque chose s'en va mourant. <br /> Ailé comme l'oiseau, c'est angoisse et oubli. <br /> Tout comme les filets ne retiennent pas l'eau. <br /> Il ne reste, poupée, que des gouttes qui tremblent. <br /> Pourtant un chant demeure au coeur des mots fugaces. <br /> Un chant, un chant qui monte à mes lèvres avides. <br /> Pouvoir te célébrer partout les mots de joie. <br /> Chanter, brûler, s'enfuir, comme un clocher aux mains d'un fou. <br /> Que deviens-tu soudain, ô ma triste tendresse ? <br /> J'atteins le plus hardi des sommets, le plus froid, <br /> et mon coeur se referme ainsi la fleur nocturne.<br /> <br /> Pablo Neruda
.
Pour trouver si peu d'acquéreurs , il doit être bien prohibitif le prix du bonheur .
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