Colchiques dans les Prés, jouissent, jouissent
On écoute Simone :
Un mort qui prétend réveiller les morts , c'est pathétique sans doute mais ce n'est que du spectacle dans du spectacle ."Toujours plus de grand spectacle" , demande le lecteur-spectateur . Shakespeare doit bien se marrer dans sa tombe devant ce remake de "la mégère apprivoisée" qui se prend pour la putain magnifique.
Franck :
Angéline, je voudrais apaiser, adoucir, ces violences qu'ils te disent, comme Simone ce matin. Mais je me sens si impuissant. Je reçois leurs commentaires comme un coup de poing, qui serait adressé. Ça me fait mal. Et je voudrais que ce mal que je ressens te soit enlevé. Que tu en sois exempté.
Je voudrais, te dire tant de choses, belles, inutiles, te dire que tu les réveilles en les révélant tels qu'ils sont. Dans leur tristesse. J'en arriverais à les plaindre pour ne pas les maudire.
Je voudrais te protéger un peu, comme toi tu l'as fait pour moi.
Angeline, on va le passer ce mois d'août, on va le passer. Je veux que tu saches que je t'accompagne. De loin, mais si proche.
Dans ma vie, longue maintenant, je n'ai jamais rencontré autant de lumière chez quelqu'un, autant de force, de courage, autant de volonté et de générosité, "Seigneur, ils ne savent pas ce qu'il font", ou ce qu'ils disent.
Angeline, je voudrais te protéger, mais je sais que c'est vain, que c'est virtuel....
Que tu es loin, ailleurs....
Là, où je suis il y a des roses, des blanches, des rouges. Chaque matin je vais les visiter, et je leur récite les lettres de ton nom.
Alors je t'envoie leur parfum, il y a quelque chose d'éternel, qui y est accroché.
Je t'embrasse, de tout mon coeur,
de toute ma tendresse.
Prend soin de toi, je suis là , sur ton épaule
Oui, toute ma tendresse. Et cette lumière...
Franck
Denis :
J'ai envie de te voir.
Sacha :
Mais je ne t'ai jamais quitté.
ANGELINE


