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Les Récits de la Maison des Morts
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Les Récits de la Maison des Morts
28 juin 2007

Ma Luxure n'est pas ta souffrance

1965kyoichisawadajaponycq6
Entre deux personnes, l'enfance, c'est pire que trente ans de mariage
Françoise Sagan, La robe mauve de Valentine

L'écouter c'était comme de rouler très vite en voiture, avec une pluie fine qui aurait transformé la route en patinoire. Les vitres ouvertes, tant pis pour l'eau qui coule dans la voiture. Et sur mes cuisses. On porte un shorty bien sûr. C'est l'été, je vous signale. Il y a des paroles qui ont été dites sur ce forum, je ne me souviens plus de tout. De tout précisément. Les gens comme moi qui ne font rien le font parfois sur internet, on peut faire l'amour par internet, au téléphone aussi, avant ils utilisaient un minitel mes grands-parents (enfin, je me comprends). Ou à Paris, avec de vraies putes, des bonnes en plus, j'étais bonne, à vingt-cinq ans, je ne suis plus aussi fraîche, ça tombe bien, je ne veux pas y retourner, je ne veux plus jamais revoir ce quartier. La pourriture s'habillait d'or et sortait ses cartes de crédit. Des fois, la pourriture était vaguement humaine et était consciente des cas de conscience qui s'imposaient à elle, simplement. Comme les feuilles de l'automne qui se posent près de vous, vous êtes assis sur un banc et vous êtes conscients (justement) que les feuilles de l'automne, c'est de la pourriture. Mais naturelle, ça change tout. On entend de tout, les hommes surtout disent de tout. Les communautés, même si j'ai mes cuisses offertes à la pluie. Fine. Juste que la Juiverie en France avait encore un très grand pouvoir. C'est pas faute d'avoir essayé de l'exterminer j'ai dit, sans m'appesantir deux secondes. Je ne voudrais pas qu'on pense que je soutiens la Juiverie, ce n'est pas ça que j'ai dit, la Juiverie comme ils disent, en France. Et la bonne conscience qu'elle se donne en nous culpabilisant. Il a même parlé de Youtres, là j'ai compris qu'il était totalement malheureux de ne pas pouvoir partager son oxygène, comme ces Juifs qui pleurent leur race de larmes de crocodile, d'un côté comme de l'autre, il faudrait plus d'intelligence, et souvent du côté de la haine plus, c'est irréfutable tout ça, je pense (donc je ne suis pas forcément). Comme ils disent. Avec la Shoah comme ils disent, mais ce n'est pas mon sujet je vais revenir à mon sujet, pas si éloigné que ça de la Shoah et des révisionnistes : mon sexe. Le mariage de mon sexe avec le sexe opposé, j'ai souvent le sentiment d'épouser une cause. Et malheureusement, les conséquences de cette cause, avec, c'est compris dans le cadeau. Je vais y revenir. Je ferai des réminiscences, ce sera mieux. Elles auront un sens, et ça fonctionnera du tonnerre de Dieu. Toutefois, elles seront d'une grande simplicité, ceux qui ne comprennent pas pourquoi mon oncle me passait de la crème solaire sur le corps, je ne peux pas leur faire un dessin, même si j'ai parfois un sexe à la place de la bouche. Un sexe de femme trisomique, il y a des mongoles qui s'en sortent et qui deviennent des penseurs, t'en connais toi ? Quand tu vois toute la haine à côté de soi, qui ne tolère pas tout ce qui ne te ressemble pas, bien sûr, bien sûr, tes cuisses, mes cuisses... Je savais que j'allais titiller ce jeune homme. Mon sujet est plus rose. J'ai connu des Roses, ainsi que les Roses de ma mère, morte, aujourd'hui ce sont les roses de mon père, comme Pagnol avec ses livres, le château de ma reum, et la Gloire de mon vieux. J'ai lu ça l'été dernier, je m'en souviens, au Portugal. C'était bien, je trompais Denis avec un père de famille à la peau très sombre, pas noire, mais un mec basané, très. Avec un pénis énorme. C'était d'ailleurs la seule qualité notable de sa personne, le reste était bon à jeter. J'adore titiller les jeunes hommes et même les pères de famille, ça me faisait bizarre de voir ses enfants, j'avais touché la queue de leur père, sa femme aussi était là, ça me faisait bizarre de les voir et de faire semblant que rien ne s'était passé, je me sentais minable et sale, comme avec mon oncle... C'est malsain de parler comme ça, de penser comme ça, je vais arrêter. Tout de suite. La pluie doit continuer, j'adore ça ! Pas vous ? Moi ça me rend pas triste, la pluie, c'est vous tous qui rendez la pluie triste. Parce que vous dites, automatiques : il fait mauvais temps. Pourtant les arbres, votre pelouse magnifique et tout le monde profite de la pluie. Bande d'ingrâts, vous qui trouvez la pluie triste, alors qu'elle me donne une pêche d'enfer, et s'embrasser à pleines bouches sous des trombes d'eau, c'est quelque chose. L'eau. Sur mes cuisses. Et sur une ligne droite, l'homme à côté de moi conduit, il ira plus vite. Plus fort. Plus loin. Plus profond. Plus endurant. Que jamais. Les jeunes femmes aussi d'ailleurs, j'adore les titiller. J'aime ça, la jeunesse, comme Madame Royale, mais pas pour les mêmes raisons. Moi, j'en fais partie. Elle, c'est fini. Depuis longtemps. J'en fais partie mais d'une bien triste manière. En fait, il n'y a pas que les 30-50 qui soient réac. Ceux de ma génération c'est peut-être encore pire. Et moi je suis dans ce bateau, heureusement que je n'ai pas reçu la même invitation, ouf. Tu me diras, c'est comme de rouler sur une petite nationale de campagne, sans personne d'autre avec nous. On est en voiture. Il pleut un peu. Pas beaucoup. Pas passionnément, pas à la folie. On l'aime à la folie le conducteur. On s'en fout, l'eau rentre dans la voiture. Ce n'est qu'une voiture, les assurances existent pour parer à toutes éventualités d'apocalypse. Bien sûr. Ce jeune homme donc me disait que la Juiverie avait beaucoup de pouvoir encore. (Qu'est-ce que ce sera la Shoah à côté de l'Apocalypse, mon Dieu nous sommes des Hommes. Phrase importante, qui date depuis très longtemps dans ce blog et qui ici, a trouvé son sens le plus originel. Voir Jean pour comprendre la Fin de mon Temps des Cerises.) Je lui ai demandé qu'il m'explique concrètement (impossible de ne pas avoir mal au coeur en voyant les yeux de Joséphine, qui ont vu les tours tomber et tous ces gens mourir à l'intérieur qu'on imaginait). Je crois que c'est à partir de là qu'il a dû me prendre pour "une des leurs", je le cite. Il était très citable. Il avait tout ce qu'il fallait, l'amour et la haine mélangée, l'amour parce qu'il avait peur de la Juiverie, qui menace, en effet, les familles françaises, et le sang français, on n'en revient jamais des petits cerveaux comme ceux-là, et il avait la haine pour la même raison, la Juiverie. Qui menace sa famille ou quelque chose. Je ne sais pas trop quoi finalement, quelque chose de vague. (Comme d'ailleurs la tragédie du World Trade Center, plus marquante que celle du Darfour par exemple, fais souffrir ton peuple et il en ressortira quelque chose, aux yeux de la société). Dans l'histoire de France (ils s'appuient comme des sociologues sur le passé pour illustrer leur savoir, pour ce que ça sert dans la vie réelle, c'est dommage). Mais mon sujet est bien plus rose, que la Shoah, qui est grise, noire, rouge. Peu importe les raisons qu'on donne à la pluie, qu'elle soit liquide ou de cendres. Je ne voulais pas jouer son jeu, je lui posais des questions honnêtes, je ne m'énervais pas, comme souvent les gens sur les forums. Ils feraient mieux de se masturber, ça serait plus saint. Sain je veux dire. Dois-je te rappeler, Ange, que la masturbation est condamnée par ton seul et unique Dieu vivant ? Que son troisième visage pourrait venir te punir pour ça, qu'un jour tu seras punie, pour avoir été une pute. Une pute. Une pute. Dans la bouche des hommes qui parlent, une pute, la Juiverie, et la peau qui tombe de partout, ça les met à nu, de parler comme ça, comme moi, çe me met à nue de recopier ce qu'ils disent qu'ils n'entendent pas sortir de leur bouche, d'être déshabillée par les mains de Denis c'est pareille, ça me met à nu, bizarre. Comme disait un homme célèbre : pardonne-les, ils ne se rendent pas compte. Et comme il a dit aussi : m'as-tu abandonné ? Et bien la réponse est oui. Oui tu m'as abandonnée. C'est un bel homme Denis, avec des mains sublimes, même si les yeux comme pleins de larmes, rentrées, retenues, comme des fois les bébés, qui n'arrivent pas à dormir et qui essaient mais ça les fatigue encore plus et ils ne pleurent pas, mais ils font la grimace, ils n'arrivent pas à trouver un peu de repos. Même au creux des corps de leurs parents, pour ceux qui ont la chance d'en avoir, c'est courant comme chance. La Chance n'est pas la souffrance, et en manquer parfois non plus. Mais mes cuisses étaient belles, pleines de gouttes, la peau est encore lisse, tirée, et j'en profite un jour elle va faner, les femmes fanent, les hommes... Je ne sais plus quel écrivain, quel poète connu a écrit ça, je l'ai lu quelque part, peut-être que quelqu'un sait. Mais ce jeune homme s'énervait devant mes questions, devant ma façon de lui tenir tête, car c'est bien le problème : tenir tête. Et pas entrer dans son jeu : l'affrontement. Le rapport de force qui fait bobo, la gifle par la parole qui touche l'égo, et finalement les mains après sur ton corps ça te donne l'impression d'être au Pôle Nord. Ce n'est pas Paul qui dirait le contraire. Paul. Tu n'as pas peur que l'eau remplisse l'habitacle ? C'est déjà arrivé, lorsque les voitures ont chuté, par exemple, dans des rivières ou des fleuves, ou des lacs. Des tempêtes provoquent ça souvent, la mort de milliers de gens. Mais non, tu n'as pas peur, l'eau n'est pas mortelle, on peut se noyer dans sa peur, dans son émotion, dans son amour. Et, bien sûr, dans son sang. Même si l'eau n'éteint rien, de l'amour, finalement. C'est plutôt le feu qui s'étouffe, comme toi, même si tu n'as pas peur. Il ne faut pas avoir peur lorsqu'il te tient la main, même si la route de campagne, dans notre France profonde, est une vraie patinoire. Combien de gens meurent sur les routes, comment sont morts les gens de la Shoah qui l'ont faites malgré eux ? Tu veux que je te le dise ? A quoi ça sert ? A quoi ça sert, puisqu'on ne peut pas en parler sans verser deux petites larmouillettes ou au contraire avec l'écume de la haine à la commissure des lèvres ? Deux petites larmouillettes pour l'atrocité, qui annonce toujours celle à venir, constante, et marions-nous car je t'aime et comme dit Evelyne machin sur TF1, la chaîne  météo, c'est bon pour la planète. De s'aimer, je t'aime, tu m'aimes, ça ne sert à rien d'en verser, non plus, deux petites larmouillettes. Des larmes de crocodiles, les crocodiles sont des êtres bien plus polis entre eux que les hommes entre eux. Véridique. Ils se partagent la nourriture, je me demande s'ils se marient. Je ne crois pas. Je devrais aller vivre avec les crocodiles, tiens. Ce jeune homme n'était pas content, dans l'ombre agissait la Juiverie, qui tenait bien sûr tous les médias, je lui disais avec humour : alors tu devrais éteindre ta radio, ta télévision, internet est pour tout le monde. Mais nan, c'était peut-être plus libre, mais il y avait encore beaucoup trop de Juifs. C'est vrai, on est envahi. C'est vrai, ils sont partout. Comment on peut faire pour en diminuer le nombre ? Et puis ils sont réputés pour être intelligents. Surtout lorsqu'ils sont entre eux, n'est-ce pas. Qu'est-ce qu'on fait, alors ? On va en casser un ou deux, comme des des pédés, on casse bien les pédés. On peut en casser ? Tu penses que tu seras là ce soir pour aller casser quelque chose ? Parce que c'est insupportable, effectivement. Surtout les Juifs. Et puis ce ne sont pas des êtres humains comme nous. Tu ne le savais pas Angeline ? T'es conne ou quoi ? T'es une des leurs ? T'es un de leur partisane endormie ? C'est tellement dérisoire, je lui ai dit, d'axer sa pensée et sa vie, et son coeur vers ce genre de pensées, je sais que la souffrance n'est pas une luxure mais... De toute façon, mon racisme est comme le sien : d'un côté ceux qui ne comprennent rien à la littérature. De l'autre : ceux qui comprennent. Ceux qui ne comprennent pas, je les mets dans ma Maison des Morts. Obligée. Denis posera quand même ses mains sur mon ventre (retrouvé comme une renaissance), pendant que s'afficheront devant lui mes seins dans leur soutien, il a été scolaire par le passé, et le résultat fût celui que l'on sait. Cela reviendra toujours. Je lui ai dit aussi, mettant en parallèles des choses qu'il ne pouvait pas comprendre simplement par égoïsme. Mais j'ai pris en compte que j'étais capable d'égoïsme, vis-à-vis de lui, de toi, oui, qui crache sur les Juifs, dans la littérature tu as le droit, je lui ai dit, tu as le droit de tout, et ceux qui te disent que non, tu n'as pas le droit, j'ai envie de leur cracher à la figure, voire pire. Non, ce n'est pas vrai, ce n'est jamais question de ça. C'est la question des larmes et que la luxure n'est pas la souffrance. Ou l'inverse, je ne sais plus, c'est compliqué. Je complique volontairement, pour faire quelque chose de nébuleux, de, comme on dit, flou artistique, j'aime ça c'est intéressant, Dieu le fait tout le temps, Satan aussi, alors je vois pas pourquoi, moi, Angeline, je ne ferais pas comme eux. Je lui ai dit que la haine servait d'autres intérêts, il en convenait mais ne l'appliquait pas à lui-même, ce principe. Il ne comprenait rien, rien rien, et des fois il ne faut pas chercher à discuter avec ceux qui ne comprennent rien, rien, rien de rien à leur égo. Comment ils fonctionnent. Donc, qu'est-ce que vous voulez faire, dans cette vie, à part rouler sous la pluie à toute vitesse, travailler (éventuellement), baiser et manger à volonté ? Mourir. Mais ça tombe bien, les mains de Denis ne proviennent pas du Groenland. C'est bien ça, elles sont chaudes comme l'enfer, même sa bite est chaude, et pourtant il lui arrive de se laver les couilles à l'eau glacée de Titan. J'ai quitté le jeune homme et sa mort. Et sa passion de la Juiverie, dans l'ombre, qui agit. Pour nous saper le moral, à nous autres Français, bien complice de l'atrocité, et pas seulement, même parfois complice du sauvetage, par individus, certains ont eu du courage, seuls, seuls, ils ont pris des décisions, qui allaient à l'encontre du mouvement global, qui à cette époque, était la haine, le mouvement actuel étant à la confusion, ce qui est bien pire. Et seuls ils ont fait quelque chose de bien, de grand. Il n'était pas content, que Nicolas Sarkozy soit président. Il disait qu'il couvrait les Juifs. Bref, c'était fascinant et j'étais tellement fascinée que ça m'a soulagé d'un poids lorsqu'il a décidé d'arrêter ses conneries. J'avais envie de revenir au sujet, l'attente, l'attente, le rêve de gens qui lisent mon manuscrit, et se téléphonent entre eux, pour en parler. Ensuite le rêve au Portugal où Denis me montre dans la montagne un ballet d'ovnis dans la brume (ou Gorilles dans la Brume, je ne sais plus, ce film très fade avec Sigourney Fossey et Brigitte Weaver). Et là je me réveille, je repense à ce jeune homme dans la haine. Qui me parlait de sa haine. Et dehors je pense encore à lui, et à la Juiverie, je regarde les gens, je me dis : lui, il a une tête de chinois. Lui, d'algérien, lui d'allemand, de suédois, de pédé, lui, il a tête qui ne me revient pas, lui une tête de tueur. Je repense à sa haine, qui n'est pas la luxure de la souffrance, la haine, ou peut-être, peut-être que je devrais me contenter, de faire l'amour à Denis, puisque c'est mon rôle actuellement, dans l'attente d'une réponse négative de la part des maisons d'éditions, qui n'auraient aucun goût donc, même pas commercial. Je ne devrais pas écrire ça, c'est pas bien. Cela n'aidera pas mon livre, qui n'a pas besoin d'aide, pour se défendre, ni de lettre d'accompagnement, j'étais très fière de cela. Mais le soir-même : ridicule. J'aurais mieux fait de le ranger avec les autres merdes, dans le tiroir. Mais Denis m'avait fait l'amour et j'avais pris une grave décision cette nuit-là : j'avais décidé de mener une vie tranquille avec lui. Sans écriture peut-être même. Sans rien. Juste lui, son amour, et la petite chatte (adorable, je l'ai habituée aux croquettes, elle ne réclame jamais du Gourmet trois étoiles, comme dans la pub, le Chat qui a des goûts de luxe et à qui, bien sûr, on ne donne pas n'importe quoi car on l'aime, sous-entendu lui donner n'importe quoi ça serait le détester, et il réclame toujours du Gourmet trois étoiles, que même un enfant du tiers-monde n'aurait pas le droit de quémander sous peine de passer pour un arrogant et un feignant qui devrait se bouger un peu). Je retourne sur le même forum, j'adore frayer avec les racistes, les maçons (j'adore la maçonnerie, ça me passionne, surtout depuis toi, Jacques, pas Chirac voyons, un autre, pas connu, que j'ai connu et reconnu même), mais l'autre jour c'est revenu et j'adore frayer surtout avec les néo-nazis et mettre une pointe de... Cuisses. Mes cuisses sont blanches, je n'ai pas à avoir peur de mes fesses lorsque je leur dis que ça ne va pas du tout du tout du tout du tout d'écrire n'importe quoi sur d'autres personnes, d'autres personnes, les autres, comment on peut faire ça aux autres, ou alors... Je peux comprendre que... Mais j'adore, et le frisson que ça donne aux cuisses, au nombril aussi parfois je ne vous raconte pas, cuisses mais de grenouilles, seulement. Je les hais, ces haineux. Mais je ne leur dis pas du tout, parce que ça couperait court à la communication (l'échange n'étant pas possible avec des esprits verrouillés comme le leur, mais évitons de faire de la théorie). Je suis peut-être trop catégorique. On s'en fiche, Denis aura des mains de fer, et pas de glace, et du fer chaud, le fer chaud ça peut fondre et créer des catastrophes, depuis six ans on le sait, c'est tout nouveau, c'est récent. Bref, ce n'est pas mon sujet, le mariage de mon sexe, à celui de Denis, et l'attente, voilà mon sujet, il ne faut pas m'en écarter. Quelque chose de bien dans ma vie, sur cette Terre, autour de moi sur cette Terre, entre deux attentats à la Bombe en Irak. Il ne faut pas avoir peur du mariage des sexes, et même des sexes entre eux. C'est pas de la pourriture, ça. Qui sort sa carte de crédit pour payer un acte sexuel, j'adore frayer, et même avec une certaine liberté, on est libre d'être utilisé, c'est la toute première des libertés. Même. Je l'ai vu, ça. Sur moi. La première des libertés, celle d'être utilisée par les autres, je l'ai vu, c'est la première des libertés. Tant mieux. J'adore frayer pendant que la pourriture paie. Dommage, la voiture n'a pas dérapé. Dommage, la campagne française était idéale pour mourir là, sur la route. Les corps auraient été en charpie, et nous aurions été transportés ensemble à la morgue. Juste avant notre mariage. Dommage. C'était peut-être macabre mais c'était terriblement romantique. D'envisager de finir comme ça sur la route. Même si le temps s'est un peu couvert. Même s'il fait un peu plus froid ici et un peu plus chaud au Groenland. Même si je manque souvent de lucidité. Même si mes cuisses prenaient l'eau, de petites gouttes roulaient sur ma peau. Blanche. Je ne bronze plus comme avant. Adolescente je bronzais très facilement. Ta luxure n'es pas ma souffrance mais mon oncle me mettait de la crème sur le dos et les jambes au bord de la piscine, en prenant son temps, en appliquant bien partout, en repassant, pour que la crème pénètre bien ma peau, les grands soleils blancs sont parfois mauvais, on le sait aujourd'hui. C'est peut-être pour ça qu'on marchande grâce à eux. Il appliquait bien, il me massait le dos, et je soupirais de plaisir, et lui recommençait, en reprenait dans sa paume et en remettait sur ma peau. Quand personne ne regardait.

dollarmason4

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Commentaires
M
ca fait mal de te lire mais je continue, car parfois je m'entrevoie
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