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Les Récits de la Maison des Morts
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Les Récits de la Maison des Morts
21 mars 2006

Cupidon de Toc

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Mon père m'a évoqué cette possibilité. Que ma mère pense que j'affabule. C'est pour ça ce changement que j'avais mal interprété. Que j'avais mal vu. Mon père m'a dit qu'il me croyait. Que je n'irais pas inventer quelque chose comme ça. Il m'a fait un sourire bien triste. Mon père, c'est mon papa à moi (logique). Mais mon père c'est aussi un homme qui croit. Et qui a la foi en ses enfants, il aime son fils autant que sa fille. C'est très important de ne pas être seul sur cette planète, avoir au moins quelqu'un, quelqu'un qui vous voit tel que vous êtes. Sinon le reste c'est que social, donc à tout moment ça peut exploser. Ce qui est social sera toujours instable. Donc c'est très important d'avoir quelqu'un comme lui, qui vous entende, vous comprenne. J'en ai de la chance. Dans cette musique interminable comme les américains font subir à leurs déchets de terroristes présumés. Il y avait peut-être de la peur, en toi, et peut-être que tu as encore peur pour tes enfants, ils sont grands, ils s'assument, ils aiment le vent, ton fils est en Afrique, ta fille en Enfer, deux pays assez proche l'un de l'autre, la terre, on est tous sur la terre, de toute façon me disait l'autre, mais ne supportait pas l'idée qu'une femme gagne autant qu'un homme dans un même poste, dans une même fonction, dans une même excuse, une même posture sociale, une même légitimité de groupe, aux yeux d'un groupe, aux yeux des autres, les autres qui font peur. Si nous étions restés en Europe, nous n'aurions pas fondé l'Amérique, et nous n'aurions pas exterminé le Frère Rouge. Le Frère Rouge a dit : le Frère Blanc est venu et il a pris nos terres. Il serait temps à présent qu'il vienne chercher le reste, c'est-à-dire qui nous étions, nous. Qu'il vienne chercher le reste, qu'il vienne s'intéresser à ce que nous étions, avant qu'il nous vole. C'est certainement pour ça qu'aux yeux de ce pauvre Francis, ça reste de la provoc, pour lui ça reste de la provoc, parce que son cerveau fonctionne à ce niveau, il croit que le mien est diposé pareil et qu'on vomit ou fleuri la même chose. S'il ne croyait pas ça, il n'écrirait pas ça, qu'on m'a déjà dit cent fois. Le genre de défense qu'on sort lorsqu'on devrait se taire, simplement parce que je ne peux pas être littéraire face à la bêtise si je ne tombe pas quelques fois un peu, ou beaucoup, dans la vulgarité. Un peu ou beaucoup ça reste de la vulgarité, papa, que maman ne puisse pas m'entendre, mais je vais te dire, je m'en fiche, je ne l'aime pas autant que toi. Ce brave Francis, il a pleins de bons conseils à prodiguer, et j'écoute ce qu'il a à me dire, comme je n'écoute pas ce qu'il a à me dire (comme De Villepin). Si bien sûr que j'écoute, et ça me fait sourire, je suis triste pour lui, qu'il en soit réduit à venir ici alors qu'il s'ennuie et que ça serait de ma faute apparemment. Ils n'aiment pas, ils s'ennuient mais reviennent. Et ils le disent comme si je devais leur rembourser quelque chose. A mon avis je n'oblige personne, encore une fois je le redis, à venir. Ici c'est pas chez moi, ici c'est internet, vous pouvez passer. Tant qu'à faire, ou oublier. Tant pis pour ça, quelle importance ? Face à une bande de juges ? Vous pouvez passer, peut-être qu'une personne verra et qu'elle verra donc que dans ses ténèbres elle n'est pas toute seule (et c'est arrivé souvent, que des gens biens viennent me le dire). Vous n'avez aucune importance, vu vos commentaires d'incapables, mais il faut les laisser les commentaires, rarement les supprimer, la vie n'est pas la liberté totale, j'aimerais être libre entre le CPE ou le CNE et Jupiter mais je ne peux pas, ça n'est pas logique. Non j'aime bien cette phrase, papa, automne contre été, vagues contre vallées. Ce Brave Francis il venait se divertir en lisant une fille qui l'ennuyait sur : son oncle qu'elle suçait, son ex-mari qui la battait, sur sa solitude et sa dernière relation présente avec une femme. Je ne savais pas que c'était du divertissement. Pour se sortir de sa vie, épuisante certainement, j'étais divertissante, l'inceste entre un oncle et sa nièce, c'est divertissant. Tiens, moi je ne trouve pas ça divertissant. En revanche des étudiants qui foutent sur la gueule des CRS et l'inverse je trouve ça très divertissant. En revanche, ça, je trouve très divertissant. C'est même drôle, ce serait bien qu'un CRS tombe dans le coma et qu'il meurt, père de trois enfants, il en ferait des gosses intelligents. En revanche, je trouve ça très divertissant, ce gosse tué par son père, qui lui a chié dans la bouche, quatre ans le gosse. Ou alors il a été forcé de manger ses excréments. La mère à côté ne bouge pas. Il a fait exploser son pancréas. Je trouve ça triste qu'un homme en arrive là. Et qu'une femme en arrive là. Je trouve ça triste pour le gosse mais il est mort, ça aussi c'est du divertissement. Dans le fond, si on est honnête. La guerre en Irak, les oeufs au plat, les concours à passer bloqués, les seins de Gisèle, que j'ai envie de quitter mais en restant amie, parce que je me sens mieux grâce à cette personne, elle m'a redonnée le goût de quelque chose, je pense que toutes les femmes trompées, battues, bafouées devraient devenir lesbiennes, pour essayer, on ne sait jamais, la vie ne tient qu'à un fil parfois. Essayer de retrouver une partie d'elle-même, perdue. On s'assemble à l'odeur souvent. Sous les coups de ces messieurs, qui ne supportent pas beaucoup d'être provoqués. Si j'avais été un homme à la limite, ça serait mieux passé, peut-être, d'écrire tout ça, les giclées de semence à lécher sur le bas-ventre de mon oncle. Elle se lève, que veux-tu, avec des vertiges, elle ne tient pas debout, je crois qu'elle fait des...Enfin son sang, il a un problème, il est contaminé par le pourri. Ce doit être ça. Je connais une femme, si elle se lavait plus souvent, elle pourrait coucher avec une femme, ça serait mieux, son mari ne serait pas obligé de coucher avec des noires. Mais bon, automne contre été, qu'est-ce que tu veux envisager, à qui tu veux prier, envoyer tes prières, et faire comme si tu ne pouvais pas te sortir, de ce déguisement d'homme qui te va si mal. Donc je ne suis pas provoc mon brave Francis, mais ça tu ne pourras jamais le voir, parce que tu es trop vieux pour voir certaines choses, ça se voit maintenant que tu es comme ça (mais je l'avais même vu avant, je suis une devineuse). Et si je te divertis, tu devrais peut-être trouver un divertissement qui ne te dise pas que tu es faux et profondément indécent, en plus d'être con ça va ensemble de temps en temps, mais ça maintenant ça commence à se voir. Des lieux communs, tu peux en lire d'autres, chez Amélie Nothomb, ça c'est un écrivain, et il te va bien au teint et à l'odeur. En effet, après un livre d'Amélie Nothomb, rien n'a changé, je n'accepte pas vraiment, j'aime pas les faiseurs de livres qui endorment à ce point, d'ailleurs ceux qui les choisissent souvent, souvent, pas tout le temps, adorent qu'on les berce dans des terrains connus, d'autres lieux communs. Tu as tout à fait ton âge pour lire ça. Il ne faut pas faire confiance à sa mère, en tout cas ne faites pas confiance à la mienne, elle n'en vaut pas la peine. Je vous le dis franchement là. Directement, sans fioritures. Mon pauvre père, cet homme qui aime ses enfants, même grand on reste l'enfant de ses parents, même quand on va jeter des pavés sur la gueule des CRS, qui le méritent (en effet on mérite de se faire cracher dessus lorsqu'on choisit cette voie, je regrette). On reste l'enfant de ses parents même quand on a tué. Comme ce mec pas loin de chez moi que je connais. Donc je vais regarder les étoiles, mais comme par miracle elles sont très nombreuses dans le ciel et que chacune a souvent des particularités que n'a pas sa voisine, je vais prendre les innombrables que tu ne pourras jamais voir, ça se voit maintenant que tu ne peux pas toutes les voir, en tout cas tu n'en vois pas autant que moi, si tu savais. Si tu savais. Je ne dis pas ça par prétention, ni même pour me mettre à un étage supérieur attention, j'ai passé l'âge de tout ça. Mais je dis la vérité. Papa. Tu es quelqu'un de si vrai, tu m'as appris que c'était important. J'ai vu comment c'était dehors, festival d'hypocrites, j'ai vu que je participais à ça, quand je ne disais pas que mon oncle m'avait tué, avait tué une grande parcelle de mon âme. C'était ne pas le dire, c'était mentir. Il faut savoir fermer la porte à ses vieux démons, mais Francis, occupe-toi de tes fesses, écoute, tu seras mignon (pour une fois). Arrête de raconter tes limites à longueur de temps, laisse ça à d'autres, comme à moi par exemple, je le fais bien et au moins je le vois, moi, ce que je fais. De mieux en mieux. Enfin je le fais quoi, avec un soupçon d'honnêteté en plus. Que dans tes commentaires. Comment voulez-vous que je vous respecte après ça, comment peut-on respecter sa mère, après ça, après ses doutes, elle...Et dire que j'étais en elle, ça me dégoûte. Cette femme...Son corps. Quand j'embrasse Gisèle, je n'ai pas le sentiment d'embrasser ma mère (lieu commun, attention). Les portes du paradis ? Les paris sont ouverts. A Paris, il n'y avait que l'Enfer, le gris, et puis les hommes, le corps des hommes, à Paris, automne contre été, rien ne changeait rien à ma vallée, je veux dire mes pensées, quand je suis à l'intérieure de moi, le regard un peu vague et que quelqu'un me parle et que je demande : quoi qu'est-ce que tu disais ? La personne n'entend pas, enfin je veux dire elle n'est pas contente, pas très. Les putes qui veulent payer des impôts et être socialement reconnues méritent de se faire poignarder, de temps en temps. Automne contre été, Allemands et Insurgés, et tu iras envoyer tes chars et tu iras faire la Guerre en Irak. Ta vulgarité, Francis, je ne vais pas l'évoquer ici encore une fois, donc tu ressembles à un balot de venir me faire la leçon. Si tu avais une once d'intelligence, tu ne viendrais plus voir un site qui t'ennuie. Mais peut-être que ça t'excite que je parle de toi, il y avait un autre inutile, qui aurait tellement voulu que je mette ses messages et que je parle de lui, un échange, mais il est mort aujourd'hui (vous pariez que certains vont se sentir visés par cette phrase ?). A un moment donné faut fermer la porte Francis, tu as du mal ? Tu veux que je la ferme pour toi ? De la maison ? Comme ce gros campagnard, il a que de la gueule disait le jeune actif, pas passif, enfin quoique, mais lui, il dit tout et son contraire, tout et son contraire, son contraire et tout, il ne sait pas ce qu'il dit, il est stupide, pour voir toutes les étoiles à la fois, ce n'est pas quelque chose fait pour rentrer dans n'importe quel regard. On fait tous partie de la même planète n'est-ce pas. Et moi ma mère c'est ma maman, pour reprendre une phrase du début. Mais j'ai jamais eu de scrupules à faire une croix sur quelqu'un. Je n'ai même pas eu de scrupules lorsqu'il m'a fallu donner la mort.

Certains ont le temps précieux de pouvoir regretter ça et ça. Moi je regrette maman, que tu ne sois pas vraiment une mère, tout au plus biologique. Si tu lisais ça, ça te ferait de la peine. Si tu savais toutes les folies de mon corps, de toute façon tu ne pourrais pas le croire. Mais dans quel monde tu vis maman? Tu sais que des pères de famille torturent leurs gosses, les niquent, et mettent de la merde dans leur bouche. Entre les étoiles et les fées et le CPE.

Tu pourras enlever le contrat, une bonne chose. Mais tu pourras empêcher les pères qui niquent et qui frappent à mort leurs gosses ?

Lorsqu'il m'a fallu donner la mort, automne contre été, j'ai pensé : cette constellation à Gerardmer qui poursuivait la fenêtre de ma chambre, une grande baie vitrée dans mon coeur. Dans mon âme et son pétrole.

Alors faire une croix. Sur quelqu'un. Ce sera comme une passion, une passion du Christ. Et faire une croix sur une mère, maman, ça sera comme de se mettre du rouge à lèvres, de mettre des oeufs sur le plat ou de nettoyer l'écume de bave, à la commissure des lèvres, qui me dégoûte chez ces gens ordinaires lorsqu'ils parlent.

astaroth1

ANGELINE

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Commentaires
A
Ici se trouvait un message de ce pauvre Francis que je n'ai pas jugé utile d'ouvrir ni même de lire.<br /> <br /> Très certainement qu'il devait raconter les mêmes choses qu'avant. Je suppose.
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