La patte au coeur
je pense bien fort à toi princesse, c'est très très beau ce dernier texte que tu as écrit.
n'aies pas peur pour ce que dit Pant, ton écriture tu ne la perdras jamais, écrire ça n'a rien à voir avec la souffrance, ça a à voir avec la force et la douceur.
c'est toi. tu ne te perdras jamais (tu ne t'es jamais perdue et pourtant... combien de fois tuée ? légion...) Tu es trop grande.
mais j'aimerais (comme j'ai dit chez Franck) que tu puisse être des fois, aussi, petite, pour te reposer...
Je t'embrasse
Patricia
Je n'ai pas peur de ce qu'on me dit.
Angéline
Tu te sens comment ? A cause de dimanche ? Euh...je veux dire, ça va ?
Frédéric
JE T'AIME.
Jean-Marc (le lecteur qui a sa photo dans Le mécanisme a mal)
Angéline, c'est papa. Bonjour (avec un air gêné on dirait dans la voix). Maman et moi ça ne va pas fort. On se prend le bec pour...En fait, on se dispute pour toi. On se rejette la faute de n'avoir rien vu. C'est difficile...Ma fille. On t'aime. Mais je crois qu'il vaut mieux ne pas venir jusqu'à ce qu'on t'appelle. Angéline, ne nous en veux pas pour ça, mais on a besoin de temps, j'ai besoin de temps, ta mère a besoin de temps. Elle pleure souvent en cachette, tu sais comment elle est. Je vais te dire que j'ai envie de la taper un peu, elle ne se gêne pas pour me taper sur les nerfs. Je...je suis content de comprendre pourquoi tu étais si malheureuse plus jeune...Mais il faut qu'on l'avale et je dois...Bon je vais raccrocher, au téléphone ce n'est pas bien. Je veux juste te dire qu'il ne faut pas que tu te sentes exclue....Ta mère et moi avons besoin de retrouver nos marques par rapport à nos gosses, parce que toi et Thomas vous restez nos gosses, mais si vous êtes forts. Et grands...Et puis...Je vais t'appeler ce soir si tu es là. Je t'embrasse tendrement.
Armand Fottorino
(Sanglots et Sanglots et Sanglots et Sanglots et Sanglots et...).
ANGELINE

