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Les Récits de la Maison des Morts
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Les Récits de la Maison des Morts
13 février 2005

Virgile par Angéline

Ils ne font pas que l'amour. Même s'ils font que l'amour en ce moment. Ils parlent entre les moments. Elle ne sait. Elle essaie de savoir. De sentir. Quelque chose. D'accord, ça sent l'odeur du sexe, ça sent l'odeur du poisson, son sperme entre mes cuisses, pardon, entre ses cuisses. On ne m'accusera pas ainsi de raconter ma vie : après tout je pourrais faire comme les autres raconter rien. Je serais ravie. Et applaudie, cent fois plus. J'adore qu'on m'applaudisse. Un homme disait que les sexes de femme applaudissaient eux-aussi, à une soirée quelconque, j'ai réussi à lui faire parler de sa mère morte, il est parti en pleurant de la salle, j'ai refroidi l'atmosphère. Je venais de rencontrer Marie. J'essaie de sentir. J'essaie de voir quelque chose. Il me parle, il fume parfois au lit, bon il fume. OK. Moi des fois, rarement je fume, je frappe, avec mon sabre de Kill Bill, le volume 2 est autant nul que le premier était flamboyant. Il fume peu. En fait il ne fume pas. Il n'est pas fumeur. Juste au lit après l'amour. C'est une divine comédie de faire l'amour à un homme et je ne sais pas si j'aime ça. Bon j'aime ça dans l'immédiat mais je veux dire qu'est-ce qu'on fait une fois que c'est fini ? On relit ? On recommence ? On essaie ? J'essaie moi. Je ne suis pas parfaite, pour qui attendrait que j'écrive des chefs-d'oeuvres absolus, je m'en fiche. Je m'en fiche. Je l'aimais, je veux dire l'amour lui-même, dans ces moments-là, où les draps que je tire sont à moi et c'est un gentleman mais il sait aussi imposer ce qu'il veut de telle manière qu'on ne peut qu'accepter. Sexuellement je veux dire, donc c'est un vrai homme, pas un faux, pas à moitié, pardon Mike pas une tapette. N'imaginez pas un film porno dans vos têtes les hommes s'il vous plaît. Vous auriez tort. Dans le lit. Le message précédent je parlais de Virgile dans un parc, je l'appelais Samuel. Il s'appelle Samuel mais c'est mon Virgile. Au lit je veux dire. Il m'a montré alors que je fermais les yeux et qu'il était en moi (il ne connaît pas l'existence de ce blog) des choses qu'on ne peut voir que les yeux fermés. Une fois que les liquides du corps masculin ont communiqué et surtout niqué avec les liquides du corps féminin. C'est bien d'être hétérosexuelle. Je ne sais pas ce que vous en pensez. J'aime bien exagérer lorsque je jouis, dans ma tête même en temps normal je délire pas mal. Si je pouvais, je ferais aux hommes qui m'ont fait du mal ce que Uma Thurman fait à ses ennemis dans les Kill Bill. Je frapperais juste. A chaque fois. Donc du méat sort un liquide translucide. Un peu comme du soja. La translucidité m'évoque ça. Il rentre en moi. Son sexe rentre en moi et ses mots. Je ne prends pas tout. Des fois dans mon esprit, il y a une bulle. D'air diront les mauvaises langues précipitées et surtout pitées. Non, il y a une image qui apparaît, je me vois dans la fuite de l'amour, je me vois serrer les cuisses tellement fort que ça lui en fait mal à sa queue rouge : je me dis que je ne devrais pas accepter qu'on entre en moi comme ça, je ne sais pas pourquoi. C'est chez moi, on ne devrait pas. Ce n'est pas anodin, on ne donne pas sa pêche à n'importe qui. Je n'ai jamais donné vraiment mon fruit. Ni même avec Katia pourtant qui m'a donné une vision agrandie du plaisir et de l'amour, du véritable sens de l'amour. Du véritable sens des choses. Katia me fait toujours penser, je veux dire l'amour avec elle, à des dunes. J'aimais ça. J'aimais ça pas autant qu'écrire car écrire je ne sais pas vraiment, pour être honnête, si j'aime ça ou si je déteste. Beaucoup me conseillent d'arrêter. Beaucoup me conseillent de poursuivre. L'un dans l'autre je ne fais pas attention aux conseils. C'est parfois idiot. Je sais. Mais je ne serrais pas les cuisses. Je le laissais, même si parfois je voulais qu'il sorte. Je ne sais pas si j'aime jouir. Mon esprit va dans un endroit angoissant où il fait ténèbres.

Bon, reprenons. Comment ça s'est passé ? Comment c'était ? D'aimer quelqu'un ? Tu connais le système des choses ? Tu le connais ? Je ne sais pas comment ça s'est passé. Je pourrais par exemple vous écrire ma journée platement, je pourrais par exemple vous donner mon intimité de plein pied, je pourrais mais quel intérêt ? Grosso Modo et d'ailleurs plus Modo que Grosso, vous avez la même intimité, vous êtes là, vous respirez, vous regardez, enfin si on veut, vous écoutez, jamais en fait ou sinon pour votre propre intérêt, vous êtes là, vivant, enfin en apparence, certains savent qu'ils sont morts ils ont la décence de le reconnaître, j'ai de la chance je ne suis pas morte mais survivante, c'est plus noble, et ça fait plus théâtre en plus, vous êtes là. Vous vous faites du café comme moi. Un thé. Des biscuits. Un petit plaisir bien sûr et sur des jaquettes pornos, le jeune homme il a vu un sexe dans du pain pour hot dog avec du ketchup sur le sexe, il nous le racontait en thérapie il avait un problème avec la sexualité ce jeune garçon. Il s'appelait Vincent. Un V. Comme Virgile comme les oiseaux dans le ciel au loin. Un V. Un véhicule. Pellicule. Et il nous disait : j'ai pleuré en voyant ça. Moi aussi j'ai pleuré en te voyant. Et tu n'avais pas de ketchup sur le visage. Samuel fait bien l'amour mais j'attends de voir, de sentir le truc, le truc en plus qui ferait peut-être que ce bien se transforme en Mon Dieu, quel homme. Qu'il est chaud. Qu'elle l'aime chaud. Et que certains l'aiment chaude, Olivier il faut l'accepter. Comme j'accepte les messages pleins de tendresse de Franck, je me méfiais au début (encore aujourd'hui c'est vrai), ou ceux passionnés de Sacha. Je ne sais pas. Les hommes m'aiment plus que les femmes à me lire, c'est quand même ironique pour une fille qui n'a pas liquidé son oedipe toi-même Rufo toute seule. Pour une fille qui crache sur la médiocrité des hommes. Bon, reprenons. Samuel fume. Il a parlé de la mort de sa femme. Joëlle. Encore. Une morte entre mon sexe et le sien, quand je pense qu'elle est pourriture dans son trou et qu'elle a eu en elle vivante le sexe que je tenais dans ma main, que je caressais non pas à la recherche de plaisir mais d'amour. Comme si ça se trouvait dans cette partie du corps. Spécialement. Comme ça, d'elle, Joëlle, et dans sa voix j'ai senti l'amour qui dégoulinait, j'ai trouvé ça tellement beau que j'ai failli en verser une petite larme. Comme quoi être fleur bleue c'est aussi un état dans la vie, hélas. Donc j'ai aimé embrasser sa bouche, avoir en moi un peu de sa chaleur, de sa salive, de son corps quoi, en fait. C'est ça. C'est bien. Pourquoi c'est bien ? Je ne sais pas, va demander au commandant Cousteau, il paraît qu'il était antisémite (c'est vraiment nul Angéline de s'attaquer aux morts). Va demander au Commandant. Il te donnera peut-être la réponse, il allait au fond des mers filmer la vie des abysses, et ensuite à la surface, il trouvait que les chambres à gaz n'avaient pas terminé le travail. Dans la chambre tout à l'heure, l'odeur du sexe c'était le gaz comme Samuel est Juif, l'amour c'est comme de mourir sous les yeux d'un S.S. finalement. Sensuel et Sexuel. C'est comme ça. That's it. Mais alors après. Une fois que c'est fini. Qu'est-ce qu'on fait ? On rempli la baignoire et on essaie de s'y noyer sans résultat faute de courage. Nue.

Ayez pitié d'Angéline, elle utilise son corps en ce moment, pour voir si l'amour existe. Comme ça elle pourra venir vous le dire par écrit.

Ayez pitié de Virgile qui ne savait pas grand chose. Embrasser ton corps, ton torse velu, tes cuisses poilues, et le reste du niveau. Après qu'est-ce que tu as fait ?

Angéline.

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Commentaires
F
Tu restes sans rien dire, n'essaie pas de comprendre, continue simplement sans chercher des questions trop compliquées
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