ANGELINE et les Récits de la Maison des Morts

littérature blues

dimanche 15 juin 2008

Pour la gloire !!!

Man_Ray___Hemingway

"J'ai rêvé d'un monde de soleil dans la fraternité de mes frères aux yeux bleus"

Léopold Sédar Senghor

C'était un mauvais téléfilm italien, Valentin. Un mauvais téléfilm avec de mauvais personnages, dans de mauvaises situations, et des rebondissements improbables. Cela t'avait fait rire. Ma réalité on s'en fichait Valentin, on s'en fichait parce que nous étions ensemble et que j'étais heureuse. Pas tout le temps, j'ai dit : parfois. Avec toi, je l'étais de nouveau. Une nouvelle personne peut nous rendre heureux, avant de nous décevoir un jour forcément, mais l'amour reste, souvent, l'amour est une chose qui est faite pour rester. Si elle ne reste pas, elle se transfère, elle mute. Valentin tu le regardais avec des yeux ronds, tu n'aimais pas le voir autour de moi. Autour de toi tu n'aimais pas voir les ombres et les silhouettes espérer peut-être un jour, posséder ce corps qui n'abritait pas une âme pure et qui se trouvait être le mien. Nos deux corps, liés et séparés par la même histoire. Combien de mêmes histoires que la nôtre ? Rien n'est original dans la société malheureusement. Les caresses sont tellement différentes d'un corps à l'autre, les émotions, les refoulements, tout ça est très différent. Et tellement semblable. Comment s'est passé ton stade phallique, Valentin, voudrais-tu qu'on sorte, de cette question hystérique, qui fait du monde un endroit détestablement merveilleux ? J'avais besoin de toi. De ton cou. T'embrasser dans le cou, dans le rêve je l'ai fait, un peu trop frais ce cou d'ailleurs, au sortir des bains, que nous prenions ensemble Denis et moi, il y avait ça dans le rêve un peu plus loin. Je me souviens, je sentais sa bite qui fouillait comme un sous-marin, à la recherche de mon vagin, mais qui se trompait, essayait d'enfoncer mon anus, pour me souiller aux yeux de... de l'autre-là, de l'autre Personne. Dans la voiture, j'ai crû mourir, deux jours plus tard. Deux jours avant je prenais un bain avec lui, et j'avais la sensation que mon corps et le monde ne faisaient qu'un. Il n'y avait plus de frontières entre, entre mon esprit et le monde, entre ma consistance et le monde. Sometimes avait dit l'anglais au cœur tendre. Paul a dû avoir mal dans cet accident, sa BMW a été éventrée, une chance que pas lui. C'était un très mauvais téléfilm italien, Valentin. Tu avais même ri. Ton enfant devient grand j'avais dit à Denis, il ne te suffit pas ? Il avait un peu honte de son fils les derniers temps, un peu trop honte de lui-même. Honte du pré-adolescent que devenait son fils, un petit connard de merde, avec des questionnements de merde aussi. L'ex-femme de Denis avait parlé de masturbation, alors que Denis tentait de lui dire : mais où est le problème ? Où est la question ? Elle devenait folle que son fils se touche. L'autre-là, l'autre Personne n'avait toujours rien à dire. On reconnaît ses enfants à l'hôpital avec un peu de chance. On les reconnaît parce qu'on y a mis de soi. Sinon c'est pas grave, on en aimera un autre, pas forcément, c'est pas automatique, et ce n'est pas tout le temps. Mais cela arrive. Moi j'adore les enfants, mais je crains malheureusement que cela changerait si jamais j'en avais un un jour. Les mères détestent les enfants qu'elles font pour elles et qui ne répondent pas immédiatement à leurs désirs comme elles l'avaient imaginé. Les pères n'ont pas la force de séparer les enfants des mères, eux-mêmes n'étant pas séparés de leurs mères propres. C'est un cercle vicieux. Devenir parent c'est clairement devenir irresponsable, quoi qu'on en dise. On ouvre les tiroirs et ils sont là, encore. Nos enfants. Ils sont blancs. Mes enfants, ils n'ont aucun sens, ils ont leur sens. Mes enfants, ils ont des mots, qui forment des phrases, des paragraphes, il y a même des fils conducteurs quand j'ai de la chance. Et quand j'ai de la chance, c'est lisible par quelqu'un d'autre et ça parle, c'est évocateur. Le cauchemar d'autrefois se transforme en rêve ouvert, mais juste inquiétant, pas totalement emprisonné dans les ténèbres. Je voulais changer, je voulais devenir quelqu'un de meilleur, je lui ai dit : j'ai envie de devenir quelqu'un de meilleur. Il m'a répondu : tu es déjà formidable. Nous sommes courageux, ici en Légion, nous luttons contre les ténèbres au moins autant que contre la lumière. On ne se refait qu'en surface malheureusement, Valentin. Paris, l'Espagne, d'un coup sec, de voiture, sans vaseline, sans autoroute. Par la pensée Valentin, ta Valentine te le dira très certainement un jour. Dans deux ans jour pour jour. Où te trouvais-tu, Val, il y a deux ans, jour pour jour ? Où te trouveras-tu dans deux ans ? Si tu ne pars pas avant ? J'avais besoin de toutes ces attentions, de toutes ces caresses. Avec toi, pas besoin de lire entre les lignes, pas besoin de prétendre. Pas besoin de fuir. Avec les autres, si. Tout le temps. Dans le temps, dans l'espace, fuir, aller de l'avant en régressant, fuir pour mieux échapper à ce qui ne peut que nous avoir. Tôt ou tard. C'était quand même assez idiot de dépenser son énergie dans des choses aussi futiles. Au moins avec toi je savais ce que j'avais dans la bouche. Non ?

Quand Valentin offre une bague à Valentine et qu'elle dit oui, le bonheur pique la nuque comme des petits bouts de verre dans la chair, lors d'un accident, à cause du choc. Paul a failli mourir. Les débris métalliques, le sang, le verre, l'essence, le feu, les étincelles, tout ça s'envole comme des lucioles dans un champ de blé, en été, en pleine nuit. Le corps est malmené, soumis à de très grandes forces et pourtant il peut s'en remettre, et souvent même il arrive à survivre. Son esprit change dans son nouveau corps secoué. Les cellules sont renouvelées plus vite que prévu. La fragilité qui existe est sa principale force. Même si à la fin du premier voyage, la nature est avide de nous récupérer. Surtout en été, en un peu plus d'une semaine, le squelette est presque entièrement à nu. Ce qui est tout de même fort. On ne peut pas le nier. Valentin, je sais que tu avais du mal avec ça. Nous avions rencontré l'Artiste, le Faux Artiste dans une galerie marchande, je te prenais par le bras Valentin, toute heureuse d'avoir rencontré quelqu'un de bien, j'avais ce jour-là, à cet instant-là, dans l'instant de la galerie marchande pleine de faux rêves et avec de faux artistes qui marchaient avec moi, et beaucoup de morts, le sentiment d'exister, le sentiment d'être importante à tes yeux (alors que j'ai su deux jours plus tard que je n'étais rien et que personne n'était rien, pas même Denis). L'Artiste tenait un parapluie soigneusement fermé à la main, et lorsqu'il me vit, ce fût un choc physique, qu'il exprima par l'ouverture de sa bouche, à cause de son ébahissement, son regard qui changea de saveur, comme s'il venait de se prendre une gifle par surprise, et je ressentis en moi, dans mon corps, et dans mon cœur, l'impression du choc, causé par le fait de se rencontrer dans cet endroit alors que ce n'était pas prévu, en tout cas, pas attendu. J'étais entièrement et complètement mise à nue. Par ses yeux, remplis de la nostalgie de nos parties de jambes en l'air sanglantes.

J'ai vite détourner mon regard. Tu parlais de quelque chose avec générosité, c'était amusant et je t'écoutais et j'ai vu cet homme là, avec qui quelque chose s'était passé, qui n'avait pas été plus loin qu'un rapport sentimental masochiste et atrophié et des relations charnelles pour échanger nos fluides organiques. C'était dans l'histoire de mon corps à un moment donné dans l'univers, il avait la même histoire, de son point de vue. A un moment donné. Nous aurions pu faire une photographie, Valentin, de ces instants, mais je ne désirais pas les garder précieusement en mémoire, j'avais bien d'autres choses à garder en premier. Pour qu'une fois arrivée à l'heure de mon jugement dernier, je puisse dire à l'autre-là, l'autre-Personne : je n'ai pas fait du mieux que j'ai pu : pardonne-moi encore une fois. J'ai détourné les yeux, oui, et lui est resté planté là, à avancer mollement sans savoir s'il devait tenter de me dire bonjour, à hésiter, à me regarder avec un air d'ahuri. J'ai eu pitié de lui, j'ai eu mal pour lui, j'ai eu mal pour moi aussi. Je ne vais pas le cacher. Cela me faisait mal. Ce que je tentais d'oublier, ce qui avait été avec lui, en octobre 2006, ressortait comme ça, encore une fois, c'était quelque chose d'étrange, quelque chose qui possédait une saveur particulière, celle du dégoût de soi, du regret, et aussi du sentiment de vertige, de voir tout ce temps qui avait passé depuis et de se rendre compte que la tristesse, la honte et la mélancolie reviennent toujours nous attendre un jour ou l'autre au détour d'une rue ou même dans une galerie marchande.

Valentin, quel beau garçon tu es. Quel bel homme tu fais. Valentin. Je ne t'ai pas encore imaginé nu mais ça ne saurait tarder. Tu sais que je suis restée la même, un peu tarée, un peu tapée, non en fait. Pas du tout. Tu ne connais pas la personne que j'ai été jusqu'à maintenant. Jusqu'à 2008. Tu ne sais même pas que j'écris. Que j'écris parce que l'univers me dit : toi, là en bas, la meurtrière, tu devras écrire, pour te laver une partie de tes mains. Et tu devras faire ce qu'on te dit, comme aimer un homme, contre tes vents et marées. A ta mort, tu laveras l'autre partie de tes mains, ensuite seulement tu pourras passer en jugement pour discuter un peu. Avec l'autre-là. L'autre Personne tu vois. Un peu malade de la caboche, cette créature, caboche, kadosh, boche. C'est pas du travail de pro. Et cette lettre, cette lettre de toi que mon père a reçu, généreusement il a tenu à ce que je la lise alors qu'elle lui était adressée, il y avait ton nom et ton adresse Valentin, j'ai eu peur, j'ai eu mal, et j'ai eu beaucoup de joie aussi. J'ai pleuré aussi, parce que j'étais à la fois heureuse et parce que je ne comprenais pas tout. J'ai d'abord pensé à une erreur, mais les éléments que tu donnais sont sans équivoque. Valentin, c'est étrange que tu aies divorcé une fois. Mon beau Valentin. Si seulement Denis pouvait comprendre, je pourrais te faire coucher à la maison. Peut-être qu'un jour il acceptera le deal. Tu sais qu'il va partir aux Etats-Unis, encore une fois, pendant plus d'un mois, je lui ai demandé s'il comptait prendre une amante là-bas, il m'a fait un sourire en guise de réponse et m'a roulé ensuite un patin, dans notre salle de bains, dans laquelle un jour j'ai trouvé des pétales de roses éparpillés partout. En rentrant un soir de ce travail minable que j'ai abandonné par la suite, parce que le patron me faisait de plus en plus de rentre-dedans, jusqu'à me caresser lorsque je passais à côté de lui, me pinçant les fesses et les seins. Denis voulait dans l'ordre, lui casser la gueule, et porter plainte, mais j'ai dit : non, je laisse tomber, c'est pas grave. On s'en fiche. Les ombres, oui, Valentin, les ombres, la société Valentin, les caresses en société, tout ne va pas bien dans ce monde, oui oui, Valentin, tes yeux bleus n'ont rien à voir pourtant avec mes yeux noirs, et tes cheveux blonds, Valentin, tes yeux bleus, perçants, comme un chamane, un sorcier, quelque chose dans ce goût-là, dans ce style-là. Que personne ne veut voir, ne veut entendre. Je n'invente pas, je ne peux pas, je n'ai aucune dextérité dans l'invention... Des choses. Deux cœurs en carton ne valent pas un cœur invisible. J'espère que tu le sauras à l'avenir.

L'Artiste a fait quelque chose qu'il ne fallait pas faire, il a dit mon prénom : Angeline ! Tu t'es retourné. Tu n'aimais pas voir cet homme autour, qui disait mon prénom. Tu découvrais que je n'étais pas à toi, nouvelle et à découvrir, neuve, dans le secret, à découvrir dans le secret, un inconnu dans la galerie marchande disait mon prénom. Au milieu des publicité incessantes et débilitantes sur des parfums et des femmes nues qui vendaient des yaourts pour maigrir alors qu'elles-mêmes n'en avaient manifestement pas la nécessité. Tu m'as dit : il t'appelle ce type. Je faisais celle qui n'entendait pas. Le type en question s'approchait. Je t'ai vu, tout sourire, tes dents blanches et je me suis dit que dans une autre vie, j'aurais déjà couché avec toi depuis longtemps, sans penser aux conséquences. Mais toutes les actions ont des conséquences. En tout cas, ça n'aurait pas tué des milliers de personnes de coucher avec toi. Peut-être que la chose nous aurait tué toi et moi, et fait souffrir ta nouvelle compagne, avec qui tu as eu deux enfants, des jumeaux, et mon compagnon, Denis, avec lequel je n'aurais jamais d'enfant. Quelle chance d'avoir un homme qui vous aime et à qui on refuse de faire germer en son ventre son patrimoine génétique. Mais je m'en fichais des conséquences, ce jour-là.

L'Artiste est venu me saluer. Il s'est vite penché pour me faire la bise. Que j'ai bien dû accepter. J'ai fait un geste terrible, j'ai mis ma main sur son bras, en tapotant. C'est le geste qu'on fait une fois qu'on a bien caressé son chien. Pour lui dire : brave bête. Pour lui dire : je t'aim'bien. Pour lui dire : tu es en dessous de moi dans le monde. Pour lui montrer toute la condescendance qu'on arrive pas à cacher, malgré le fait qu'on soit quelqu'un de bien. Peu importe en fait pour ce dernier point. Les yeux de l'Artiste étaient ceux d'un homme blessé, perdu dans son art et perdu dans son rapport avec les autres. J'avais toujours pensé qu'il aurait été parfait en médecin, tant il était bourré de névroses. Beaucoup de médecins, d'infirmières ou d'infirmiers ne font pas ce travail par hasard : je sais bien de quoi je parle j'ai été infirmière. C'est si loin, à l'approche de l'été. En fait, c'est déjà l'été, depuis qu'on a tué le printemps. A-t-on arrêté le coupable ? Valentin ? Valentin, tu avais compris à mon regard. Que j'étais mal à l'aise. Oui, j'étais particulièrement mal à l'aise. Parce que j'ai dû lâcher ton bras fort. Tu fait de la musculation, j'adore. J'ai dû faire celle qui était contente de rencontrer l'Artiste. J'étais obligée, en fait non je ne l'étais pas. Mais j'ai senti que je l'étais, Valentin, parce que tu étais là. Et que tu ne me connaissais pas encore assez bien. Tu n'avais jamais vu mon côté sombre. Je n'ai pas pensé que je devais te le montrer. Les choses sont parfois si étranges tu sais. Tellement étranges. Je ne t'avais pas parlé de ce rêve que j'avais fait avant de te rencontrer : ma mère me montrait un homme avec qui je devais coucher. Un homme blond comme toi. Je l'embrassais ensuite il me suçait la pointe des seins. Parce que ça me rend folle ça, Denis le savait, il me le faisait souvent lorsqu'il jouissait lui-même en moi. Cela me gênait car dans le rêve nous faisions l'amour devant ma mère. J'ai compris plus tard la symbolique de la chose. J'ai vite évacué l'Artiste, quand je t'ai présenté, il est devenu blanc, et nous sommes partis, nous sommes allés voir ce quatrième Indiana Jones, parce que tu avais vraiment envie de le voir, et que ta nouvelle copine n'aimait pas beaucoup le cinéma. Ta lettre m'avait fait pleurer, tu vois Valentin, c'était mieux qu'un mauvais téléfilm italien. J'ai été heureuse en lisant ta lettre, un peu en colère, contre une femme mais heureuse : l'inconnu s'ouvrait devant moi. Et il m'offrait la possibilité de le reconnaître et de l'incorporer dans ma propre vie. Cette double-vie j'étais d'accord. J'étais morte à l'intérieur, finalement pas tant que cela. Je te regardais pendant ce film débile, tu souriais à certains passages. Je me disais : c'est incroyable comme il me plaît. Comme il est beau. J'avais envie de te caresser les cheveux. Derrière nous un homme aux yeux gris comme le fer m'avait regardé avec dureté, j'ai eu peur. J'étais fier que tu sois si beau. Et que tu sois si blond, si beau et si blond, d'habitude je trouvais les hommes blonds très laids, en grande majorité. Pas du tout attirée par ces derniers. Mais là. C'était un cran au dessus. C'était inespéré. Et c'était bien.

L'Artiste a vite tourné le dos, pour quelqu'un qui avait envie de me dire bonjour.

En sortant du cinéma, tu m'as raccompagnée en métro. Tu souhaitais qu'on se revoie la semaine prochaine. Oui. Bien sûr, oui, je suis toute à toi, bien sûr, oui, je suis d'accord, plutôt deux fois qu'une. La brune est d'accord. Oui, je t'aime déjà, je le sens, enfin je crois. J'ai l'impression. J'ai l'impression que je ne te laisse pas indifférente, aussi, de ton côté, alors je suis d'accord, encore d'accord, pour un quatrième rendez-vous. Et pas pour la gloire, ou alors si, peut-être, peut-être pour la gloire. Au cas où les choses retomberaient comme un soufflé. J'avais encore beaucoup de choses à te raconter et à te dire. J'avais très envie de te parler de ma mère juste avant sa mort.
Je suis rentrée chez moi. Tu devais rentrer toi aussi, tu as repris le métro, c'est pour ça que tu n'es pas monté. Denis faisait la cuisine. Il portait ce t-shirt à manches courtes que j'avais acheté pour lui alors que j'étais avec toi, mon beau Valentin. Et il avait un vieux jean's, pieds nus. Il est venu m'embrasser, il pique avec son bouc qu'il soigne tous les matins, ensuite il a dit : tu as faim ? C'est presque prêt. Je lisais les e-mails de mon frère Thomas. Il m'écrivait qu'il avait beaucoup de travail en Afrique. Bien sûr que j'ai faim j'ai crié depuis le bureau. La pluie laissait place à une éclaircie dehors, pendant que tu étais dans le métro. J'étais encore dans l'ambiance de cette merveilleuse après-midi pluvieuse, mais très ensoleillée par tes yeux bleus et ta présence physique irradiante, rayonnante, Valentin. Denis remplissait les assiettes, il n'avait pas fait de salade, il avait bien trop faim. Il est entré dans la salle à manger en me demandant :

-Alors, comment s'est passée ta journée avec ton frère ?
j'ai répondu :
-C'était vraiment super, il est vraiment super. J'espère qu'il le restera.
-Il n'y a pas de raisons, a dit Denis en débouchant le vin. Petit à petit vous allez apprendre à vous connaître de plus en plus.

C'est là que j'ai ressenti une pointe d'inquiétude que j'ai tenté de faire disparaître par la suite mais sans succès. Elle est restée là jusqu'à l'heure de me coucher, où j'ai écouté pendant une bonne partie de la nuit la pluie arroser nos volets fermés. J'ai dû m'endormir peu de temps après qu'un orage ne commence à gronder.

mecca_kaaba

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Posté par Angeline à 09:14 - Commentaires [1] - Rétroliens [0] - Permalien [#]

Commentaires

Nous changerons des mots, des scènes, des couleurs: nous serons meilleurs.
Le blanc vous va bien.

Posté par Luis K Khadjba, mercredi 18 juin 2008 à 09:39

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