mercredi 27 février 2008
De l'Huile sur les mains, sans souffrance excessive

"Il me manque le Mark et le Franc, il me manque Marc et Franck, ils me manquent !"
Camille, Money Note
De l'Huile sur les Mains, et se découvrir séminale
Les constellations ne faisaient pas des hommes, mais des guides. Mon moral n'est pas en cause. Tu as posé la question. Je crois que ce n'est pas ça. La cause de ce bordel ici. Ce n'est pas de ça qu'il s'agit. Il s'agit de racines. Profondes. Accrochées aux cercueils, dans la terre. A des abysses que seuls les gens comme moi connaissent. Surtout, n'y voit rien de présomptueux. J'ai passé l'âge ou la nature de me vanter de mes abysses. Sinon, tu imagines ? Construire quelque chose d'écrit là-dessus. Des millions et des millions d'êtres, de racines. Dans la Terre. La pluie imprègne. Coule dans les profondeurs de la Terre. Les cercueils des mères... ne résistent pas. Le mal est plus profond qu'un simple problème de moral. C'est bon pour le moral, chantait La Compagnie Créole. J'ai envie de répondre : "touche moi pas. Tu me salis". Mais merci de t'être inquiété. Je ne m'inquiète pas pour toi vraiment, je pense à toi, et je me demande comment tu vas. Il y a une barrière, que je n'ai jamais franchie avec toi : la rencontre réelle. J'ai été plusieurs fois tentée. Mais cela m'était impossible. Impossible parce que mon corps, ma langue, mon cœur, tout ça est mon tombeau et que peut-être, peut-être, oui peut-être, on avait bien fait à une époque lointaine, adolescente, de te dire de te méfier de moi. Mais on te l'avait fait remarquer d'une manière pas vraiment désintéressée non plus. Les abysses de certains êtres sont si noirs qu'on sait, qu'on se doute, qu'on ne pourra pas les en sortir. Je veux y rester. Je le dis tout de suite pour éviter tout malentendu. Je préfère mes abysses aux vôtres. La valeur est vite faite. J'ai vite pesé. Le pour. Le contre. Les constellations guidaient les hommes, mais ne faisaient pas d'eux des Grands Hommes, ou des hommes de valeur. Tu as posé la question. Mon moral va bien, mais le blues, l'abattoir blues recommence à fonctionner. La valse des crochets chantent à mon oreille l'appel des trains, les voyages vont être difficiles et longs, et chauds. Et je ne sais pas combien de temps ça va durer. Tu entends les bovins meugler là-bas ? On dirait des cris d'enfants, au fur et à mesure qu'on s'éloigne... Je lui donne mon sexe parce que dans les abysses, dans les racines, je suis emprisonnée. Je ne dis pas ça pour me faire mousser, mais force est de reconnaître que lui mousse. Il aime la mousse au chocolat, et de temps en temps un Viennois. Je n'ai pas besoin de tout ça finalement. Il est resplendissant de lumière. Une lumière blanche, par vagues, qui émane de son être, j'avais envie d'en pleurer l'autre jour. Je l'ai vu dans la rue, on aurait dit un Messie ou un truc du genre. Non, le Poète, ce n'est pas mon moral mon sujet. Je n'ai jamais évoqué mon moral en fait dans mes pages. Jamais des trucs légers. Jamais la surface. Attention je ne dis pas que je suis d'une grande profondeur. Je ne dis rien de tel. Toi et moi, notre respect l'un pour l'autre, notre mesure à présent, on sait qu'on a dépassé l'époque où les trains arrivaient par dizaines, avec des animaux qu'on emmenait sans sourciller à la mort. Ils hurlaient de terreur. Ils avaient chauds. Ils avaient soif. Certains mourraient pendant le voyage. On ne pouvait rien y faire. On ne pouvait rien y faire. Tes mains pleines d'huile, j'espère que cette huile est celle des oliviers. Des oliviers sur la colline. J'ai connu un homme, qui fréquentait les hommes de Dieu, tu sais, les gars avec les soutanes et les écharpes de symboles, et cet homme avait des vignes pour faire du bon vin et des oliviers pour faire de la bonne huile. Cet homme croyait en Dieu. Et Dieu semblait croire en lui d'après le village. Le village était dans un mutisme terrible en début d'après-midi et la canicule écrasait les consciences. Mon cœur écrasait sa douleur, car mes vieilles histoires vois-tu, c'est mon futur. C'est mon futur, demain, peut-être, peut-être pas, mais mes vieilles histoires me serviront à transformer la boue en eau de source. Il y a, dans les abysses, cette certitude, que demain, peut-être... Dans le noir. Malgré l'orage qui arrive. Il faut ramasser les crânes ensuite (en fuite). Dans l'abattoir. On transforme les os en fine poudre. Un jour, on verra. Certains voient déjà. L'Artiste (mais, je devrais l'appeler Le Peintre, et pas en bâtiment pour ne pas le faire hurler) a vu. Lui aussi aimait les hommes de Dieux (mais qu'est-ce que j'ai à mettre un x, tant pis je laisse la faute cette fois). Un jour alors qu'il se promenait dans un champ de coquelicots, il a trouvé un crâne humain et tu sais ce qu'il a fait ? Il a ramassé ce crâne et il l'a nettoyé. Ensuite, il l'a mis dans son sac à dos, avec un petit crocodile dessus, un vieux sac, encore potable, et il est reparti, avec le sentiment que Dieu venait de lui faire un signe. Devait-il rapporter ce crâne à la police ? Je cuisinais. C'est bon pour le moral il paraît. Je cuisinais et j'étais heureuse de le faire. C'était du poisson. A ma grande surprise, dans mon assiette, je le découvrais encore crû. J'ai quand même ouvert son ventre et j'ai trouvé dedans un foie énorme. J'étais surprise de ne pas l'avoir vidé avant. Le foie de ce poisson était énorme. Il ressemblait à un poisson-globe. Je crois que c'est comme cela qu'on les appelle. Et c'est au moment où je devais me décider de le jeter à la poubelle ou de le manger tel quel que je me suis réveillée. Cher Poète, non, la mauvaise phase, de l'extérieur, de mon extérieur, de mon oeil qui voit tout, non, elle n'existe encore pas. Ta mauvaise phase, comme tu dis. Bien sûr que non. Il n'y a, d'ailleurs, pas de mauvaises ou de bonnes phases. Il y a juste des moments où la magie se passe. C'est tout. Ce sont des moments rares. Mais toi et moi nous avons passé le stade de l'admiration des génies, très peu le passent ce stade. Très très peu et ils ne sont pas remerciés en le passant. On ne dit pas merci non plus à la mort lorsqu'on passe. Donc, c'est vrai, pourquoi toujours vouloir être remercié ? J'ai une tendance peut-être, je dis bien peut-être, à vouloir tout de la vie, le maximum. Son maximum, si on soustrait l'horreur et la bêtise. Pourtant je suis faite d'horreur et de bêtise, mais je te dis que je soustrais. Tu sais le Poète, moi j'ai décidé de prendre l'écriture comme si je prenais un homme. Je la respecte désormais autant qu'un homme, je n'ai plus besoin de me confronter avec elle, le moral est au beau fixe, et c'est bon pour le cœur il paraît. J'ai décidé de la respecter comme je respecte l'image masculine, c'est-à-dire très peu. Malgré moi mon amour, malgré moi. Je sais que toi tu peux entendre ça, tu es un papa, tu peux entendre ça, tu peux imaginer la place de mon père, lorsque je lui ai parlé des cris de l'abattoir, au fond du désert. C'était le bon temps quand j'y pense, l'horreur prenait toute ma poitrine, toute ma grâce, toutes mes pensées, et toute ma libido. L'horreur prenait toute la place pour résumer. Et c'était exaltant, c'était contre le vent, contre les autres, et l'écriture, c'était contre elle, avec elle en même temps. C'était le bon temps. Mais il y a eu une erreur plus tard, dans la machine, j'ai dû faire quelque chose que je n'aurais pas dû faire, ce qui a entraîné la conséquence de goûter aux mondes des lumières, si tu ne comprends pas ce que je veux dire, alors dis-toi comme le siècle, pareil, et je n'aurais pas dû. Mais c'est trop tard à présent. Ce qui a été fait ne peut pas être effacé. Les futurs possibles m'ont embarqué dans les délires paternalistes d'un homme dont je suis tombée amoureuse. Les racines des arbres s'accrochent au cercueil pourquoi ? Parce qu'ils ont peur de tomber dans l'espace noir et inquiétant, gouffre infini (peut-être) mais pas unique (sûrement). L'homme fait un sourire et les abysses laissent échapper des bulles. Mes vieilles affaires qui traînent sont bien rangées, ça ne veut pas dire que je ne peux pas tirer le tiroir pour les regarder de temps en temps, comme on regarde la première bague de son enfance, comme on regarde le squelette de cet oiseau qu'on n'a pu se résoudre à jeter aux ordures. J'ai du mal, cher Poète, de faire de la poésie dans ce cycle de violence. Et d'incertitude. J'ai téléphoné à l'autre qui a décroché, il a dit allô et finalement, ma voix s'est manifestée récemment. Dans le secret. J'avais le sentiment d'être une enfant qui, malgré l'interdiction, mangeait un morceau de chocolat juste avant de passer à table. Quelle salope quand on y pense, cette enfant. Ce qu'elle faisait subir aux oiseaux, aux animaux, et ce jour, où, adolescente et traumatisée, j'ai fouetté un chat jusqu'au sang en pleurant. Le regret pour ce geste n'a pas de commune mesure avec l'autre geste. Que je regrette moins. Mais comme tu le dis : nous avons tous des vieilles affaires qui traînent dans nos caves. Cependant ma cave un jour s'est ouverte, comme le ciel autrefois lorsque Dieu pensait que c'était encore utile de se manifester, et des abysses sans fond sont apparues (je préfère féminiser le mot) dans ma cave, qui, de fait, a cessé d'exister. Cher Poète, d'autres m'ont demandé la même chose pour mon moral. Eux aussi voulaient me faire écouter la chanson de La Compagnie Créole pour me remettre d'aplomb. Mais je leur ai dit, individuellement : "touche-moi pas, tu me salis". Du coup, ils ont pensé que je faisais une crise de misanthropie. Alors que seuls les gens comme moi peuvent et savent vraiment le principe de la nature humaine. Sans paraître présomptueuse et puis de toute façon on s'en fout. Moi je vais te dire, Francis est venu fanfaronner : oui, oui, appelle-moi, appelle-moi. Il peut aller se brosser le derrière avec du verre pilé. Pour voir s'il aime. C'est quoi ces pertes de temps, c'est quoi ces vies fatiguées, qui voient des parasites leur dire : oui oui, appelle-moi. Profiter de ma fragilité ? Et puis quoi encore ? Sombre imbécile. Ils se croient dans un film ou dans la réalité ? Ils se croient dans un livre ou dans une guerre ? Ils se croient dans la littérature ou dans le roman-photo ? Je voudrais essuyer mes larmes mais je n'ai pas de mouchoir pour pleurer convenablement. Les gens qui écrivent et qui l'écrivent ont le droit d'avoir mal, pour peu qu'ils savent vendre leur abattoir. Nous avons tous des vieilles histoires qui traînent au fond de nos abattoirs on aurait pu dire cher Poète. On aurait pu sortir ceci aussi. Ou toutes les chansons envoyées par Pascal que j'avais déjà. Etre soi ne signifie rien sans souffrance excessive, comme Paulina 1880 je pensais fortement autrefois que Dieu ne pouvait aimer les anges que si ces derniers étaient dans une certaine souffrance, physique, une amertume de la forme humaine, les bras et les jambes écartés, les anges font des étoiles comme ça, et certainement pas des hommes, et certainement pas des enfants. Je faisais subir des atrocités à mes Barbies autrefois, avant que Francis, bien avant que Francis ne m'envoie sa photo absolument répugnante ou il se dévoile, franchement sexuellement pas du tout attirant, je n'aurais pas envie de faire une vidéo porno même intime, et même qu'une seule fois avec lui. Mais bon l'amour ne regarde pas ce genre de laideur, l'amour et l'argent non plus d'ailleurs. Cher Poète, j'espère que tu comprends quand je te dis que je n'ai jamais parlé de mon moral ici. De mes humeurs. Ni de mes états d'âmes. Ni rien qui concerne la frivolité. Je ne voudrais pas recommencer à t'expliquer pourquoi, je me tiens bien éloignée de toutes ces appellations misérables. Tu as des mains pleines d'huile, j'espère que c'est de l'huile d'olive. Cet homme que je connaissais était un paysan, mais un paysan intelligent, qui prenait le temps de lire autre chose que des factures. Il ne le disait à personne. Il avait des vignes pour faire du bon vin, et des oliviers pour faire de la bonne huile. Cet homme avait une sexualité dans ses gestes, même non sexués, et dégageait une virilité rarement vue depuis. Forcément, il n'avait rien à voir avec un blanc-bec du Pas-de-Calais, sexuellement actif dans le cadre de son cercle familial et au-delà du bar au coin de la rue pas assez éloquent pour faire trois pas sans cuver dans une bouche d'égout. Tu avais de l'huile dans les mains, les choses glissaient tu ne pouvais rien saisir. La poésie ne se saisit pas. La bulle à crever en soi n'est pas dans l'écriture, elle est dans la vie. La vie ! She's alive criait Frankenstein face à sa créature. Dans la vraie vie, les morts ne se relèvent pas (pas encore). La vie. Crève la bulle dans ta vie. Crève la tout de suite, n'attend pas demain. J'ai téléphoné au Peintre, pourquoi ? Pourquoi pas ? Je n'aurais pas dû, je sais, mais je n'aurais pas pu m'en passer. Il fallait que je lui en parle. On trouve toujours la mauvaise personne, ou le mauvais quelqu'un, pour épancher un peu son cœur, et après on regrette, ou alors pas du tout, on savait pourquoi on le faisait, et pourquoi justement la personne choisie était la mauvaise, la mauvaise personne, surtout celle à pas choisir, pour faire une confidence. (En parlant de confidence, les pédales copines de Nicolas sont très inquiètes (angoissées par son silence) qu'il ne donne plus signe de vie sur MSN depuis deux mois. Toutes les tares de la Terre donc, j'ai répondu qu'il était décédé dans un accident de la route, qu'il avait été écrasé par un camion, je suis persuadée que ça lui rendra service, vu qu'il n'a pas jugé utile de sortir ce Raphaël de ce silence angoissant, comme il dit). Crève la bulle dans la vie oui, et après fait de cette huile ton amie : si tu n'attrapes pas avec les mains, tu peux le faire avec les yeux, avec la bouche, avec le cœur, avec le sexe, avec la peau, avec le nez, avec la langue, avec les dents, avec les pieds. Comment font les gens qui n'ont pas de mains ? Coupées ? Comment font les gens qui n'ont pas de cœur ? Arraché ? On devrait pas les autoriser à écrire moi je vous dis, et surtout surtout lorsqu'ils prétendent faire de la littérature, encore une Madame Bovary high tech même si on en est loin, mais ça fera toujours coquin comme filiation à sortir, comme tous les auteurs qui se respectent. Cher Poète, tu dis que tu as l'impression d'errer dans ton existence pendant tes repos. Je suis parfois fière de t'avoir poussé à écrire dans ce blog : tu as rencontré des jolies jeunes femmes et j'avoue que cela, pour moi, c'est gratifiant. Mais sache qu'il existe des teneuses d'abattoir qui ont le sentiment d'errer dans leur existence quoi qu'elles fassent : l'amour, travailler, la cuisine, le cinéma, lire un livre, manger, dormir, respirer (surtout ça), grandir, vieillir, pisser, baiser. Quoi qu'elles puissent faire, ces teneuses d'abattoir aux mœurs légères et dépravées errent tels des zombies de ce pauvre George Romero (condamné à faire sans cesse des films de zombies, tu parles d'une vie) dans l'existence (comprendre : dans l'existence du monde) et sortent de leur corps la nuit à leur propre insu, c'est dire à quel point elles sont pathétiques. Ces teneuses, meneuses de revue pour funérarium, si tu préfères, en amour ou en faisant du sport, ont ce sentiment ingommable d'errer, sauf, sauf, et encore ça se perd, lorsqu'elles écrivent. La différence entre la vie se fait sentir, et en même temps se superpose la vie, tout se sépare et tout se rejoint en même temps, ce qui est complexe à comprendre pour un cerveau humain de base, mais qui se révèle fascinant à ressentir et à observer. L'huile est ton amie. Tes mains glissent à cause de cette huile : pas grave. Il te reste l'esprit pour saisir les objets, les choses, les gens. Le meilleur, c'est que je n'arrive pas à abandonner.
Bien sûr, cher Poète, comme tu le dis, on pourrait se dire que tout ça n'est que de l'écriture. Dans la douleur. Mais si tu te sens flottant, alors il faut que tu dises à la cause de ce flottement : touche-moi pas tu me salis. En bon Français qui se respecte. Les codes et les races, touche-moi pas tu me salis. Tous les Arabes, tous les Noirs, tous ceux à qui on fait remarquer qu'ils sont plus humains qu'humains. On n'accuse pas les gris d'être verts et inversement, donc c'est mal et ce n'est vraiment pas juste. Les bruits électroniques lors de la pénétration. Finalement, tout ça se rejoint. On sera peut-être plus les mêmes demain. Tu crois qu'il faudrait prier pour ça ? Tu penses que ça y changera quelque chose ? Cette chose en moi n'a jamais abandonné, le plancher s'est ouvert. Comme le ciel autrefois. Quand l'idiot avait envie de jouer le Patriarche de sa Maison. Tu parles. (Oui. Il parlait). Bruits synthétiques et mes yeux pleins de larmes, le téléphone c'est comme un grand gouffre, que tu regardes fixement. Et puis une voix te parle, elle retentit du plus profond des ténèbres de ce gouffre. Elle dit : je suis content de t'entendre enfin. Tu ne vas pas bien ? Vous dites : qu'est-ce que ça veut dire : aller bien ? Cela veut dire faire la cuisine avec bonheur, et aimer avec toutes ses forces, les dernières qui restent, l'épuisement moral ça d'accord ça arrive, et c'est pas bon pour la chorale. Et ça arrive à tous les âges. Personne n'est épargné. Tu as écrit dix lignes aujourd'hui, la misère tu dis. Moi je n'ai rien écrit hier et c'était l'horreur, mais pas à cause de ça, la bulle est vivante, elle n'est pas faite de mots, et mieux vaut pas lui en proposer, on ne sait jamais. Ajourd'hui j'ai écrit vingt pages et c'était le bonheur d'être dans quelque chose de juste et de simple, surtout de juste, je n'avais envie de dire à personne : touche-moi pas tu me salis. Je n'avais pas envie d'appeler l'Artiste-Peintre. Mes pages j'étais la seule à les lire, c'était parfait. Je n'avais pas envie de lui proposer une nouvelle rencontre.
Il a dit que j'avais gardé le même petit quelque chose dans la voix, qui ferait stopper n'importe quelle guerre dans le monde. Ce n'était pas de la flagornerie. Je le sentais, le ressentais. Je ne me trompe jamais (ou presque). Quand j'ai raccroché je me sentais libérée, comme la Statue de la Liberté. Sérieusement, elle ne devrait pas exister. La Statue de la Liberté. Si la Liberté était là. Vraiment là. Dans nos cœurs, dans notre amour... Dans nos maisons. Les Oliviers sont restés au même endroit. Chaque année, de l'endroit où il se trouve, cet homme espère faire une huile encore meilleure que la précédente.

Commentaires
merci
toujours un "plaisir" de te lire au gré de mes errances nocturnes
merci
S.
ps: passe une bonne journée
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